Imagine ton navire !

Le bateau est le premier moyen de transport inventé par l’homme et les capacités du transport par voie d’eau n’ont pas d’équivalent terrestre. L’exposition invite le public à imaginer comment les hommes conçoivent, puis construisent les navires pour répondre à leur désir de se déplacer sur l’eau.

Imagine ton navire !

1. Faire découvrir les principes universels : flottabilité, stabilité et propulsion

Un navire, comment ça marche ?

Le bateau est le premier moyen de transport inventé par l’homme, il y a environ 10 000 ans, à l’époque néolithique. Radeaux en troncs d’arbres, barques en fagots de papyrus en Egypte, pirogues polynésiennes ou kayaks en peau d’animaux… répondent aux mêmes principes universels que les navires d’aujourd’hui.

Pour ce premier module, le visiteur s’approprie les notions qui lui seront indispensables pour comprendre l’aventure de la conception navale. L’objet navire est ici mis en examen par le visiteur qui en retour examine ses propres représentations de cet objet flottant, stable et déplacé sur l’eau.

Pour flotter, il ne faut pas forcément être léger, comme le montre le navire de granit de Jean-Yves LE MENEZ. Le poids de cette embarcation, comme celui de tous les navires, est égal au poids d’eau qu’elle déplace. Il est donc possible de savoir si un objet va flotter ou non. Mais sera t-il stable ?

Les premières embarcations ne s’aventuraient que sur les fleuves. Pour prendre la mer, il a fallu concevoir d’autres navires. En Egypte et en Europe du Nord, l’invention de la quille, pièce de charpente centrale sur laquelle est construit le navire, permet d’abaisser son centre de gravité. En Inde, puis en Polynésie, les pirogues longues et étroites sont stabilisées par un balancier, selon le même principe que les multicoques actuels.

Pourtant, le fait que la stabilité d’un navire dépende de sa largeur et de la répartition de son poids n’était pas connu. En effet, si Archimède, élucide vers 250 ans avant J.C. le mystère de la flottaison, les règles de la stabilité ne sont formulées scientifiquement qu’au XVIIIème siècle. Le Vasa, par exemple, a sombré avant de sortir du port de Stockholm où il avait été armé. Il n’avait pas assez de lest en cale pour faire contrepoids aux canons qu’il avait embarqués.

Parallèlement à dimensions égales, un navire dans l’ensemble plus lourd est moins stable. Les expériences qui le montrent surprendront le visiteur.

Par ailleurs, un navire plus lourd présente une plus grande surface immergée et par conséquent rencontre une plus grande résistance à son avancement. Il lui faudra plus d’énergie propulsive pour naviguer à la même vitesse qu’un bateau plus léger.

Certains types de navires, comme les cargos, sont forcément lourds et donc peu rapides. L’architecte recherchera la forme de carène conduisant à la plus faible énergie propulsive. Cependant, la vitesse de certains navires relativement lourds peut être améliorée par l’augmentation de leur longueur, à l’instar des pirogues dont le nom désigne encore ce type de navire. Les embarcations légères capables de déjauger dépassent leur vitesse limite et plusieurs solutions ont été mises en œuvre pour l’optimiser.

2. Montrer les innovations marquantes de différents types de navires

Comment concevoir un navire ?

Un navire est un objet complexe à réaliser. Il est plus utilisé que ne l’est un véhicule routier. Un navire de pêche côtière ou hauturière est en mer 250 jours par an, 24h/24h. Sa durée de vie est relativement importante (15 à 40 ans). L’objet du quotidien qui lui ressemble de ce point de vue est la chaudière. Enfin, le bateau est à la fois l’outil et le lieu du travail ou encore un objet et un lieu de loisirs et de vie.

Si la conception d’un navire répond à des principes rationnels, des facteurs humains, culturels et sociaux influencent les exigences de l’armateur. Les goûts, les modes se transmettent dans la conception du bateau. Par exemple, certains chalutiers de Boulogne et d’autres de Bretagne Sud, conçus par les mêmes architectes avec des cahiers de charges similaires, n’ont pas les mêmes allures. Le bateau doit correspondre à l’idée que le client s’en fait. Cependant, pour des familles de navires de même utilisation, un modèle réussi fixe souvent un type qui se répand.

En abordant ce deuxième module, le visiteur devient armateur et fait des choix selon ses besoins et ses goûts en tenant compte des principes scientifiques.

Des innovations ont marqué l’évolution de la navigation. Elles sont le fruit d’un nouveau besoin et d’une nouvelle maîtrise technique. Pour chaque type de navire, le visiteur découvrira le progrès marquant le plus récent, le besoin et la technique qui en est la cause, les perspectives d’avenir.

Le cargo : L’acier et l’hélice

Les navires à passager :
– Les ferries : Embarquer des véhicules.
– Les paquebots : Sécurité et confort
– Les hydroglisseurs, aéroglisseurs et hydrofoils : Limiter au maximum, voire supprimer la surface immergée.

Les frégates : Furtivité

Les chalutiers : Pêche arrière

Les navires de plaisance (voiliers et vedettes) : Les matériaux composites

3. Faire connaître de nouveaux matériaux

Un navire, de quoi c’est fait ?

L’utilisation de nouveaux matériaux a permis de gagner du poids sur la coque et de construire des navires plus performants, d’un point de vue hydrodynamique.

Le visiteur découvre les usages et les techniques d’assemblage des matériaux dans l’industrie navale, ainsi que les métiers liés aux nouveaux matériaux. En abordant ce module, il a en tête l’architecture d’un ou de plusieurs types de navires, dont il cherche à optimiser l’efficacité de déplacement, tout en respectant les contraintes de résistance et de sécurité. Il compare le prix, le poids, la solidité, la résistance des matériaux, découvre leur structure.

Pour ce dernier module, les qualités esthétiques des matériaux seront mises en valeur de manière à surprendre le visiteur.

Le bois : Utilisé depuis que l’homme navigue, il a encore sa place aujourd’hui parmi les matériaux de la construction navale. Pourquoi certains voiliers et chalutiers sont-ils encore construits en bois ? Est-ce pour des raisons financières ou par nostalgie d’une époque passée ?

L’acier : Lourd, mais le plus résistant, il est sans équivalent pour les grands navires et pour les navires de dimensions plus modestes dont l’usage requière une grande résistance (remorqueurs, chalutiers…)

L’alliage d’Aluminium : Deux fois plus léger que l’acier à résistance égale, il est utilisé principalement pour les navires à passagers et les vedettes rapides.

Le composite fibres de verre / résine polyester : Acteur majeur de la généralisation de la plaisance. Comment peut-on faire un bateau à base de verre ?

Le composite fibres de carbone / résine époxy : Trois fois moins lourd que l’aluminium et deux fois moins que le verre polyester, il permet de construire des voiliers multicoques très légers.

Les composites biodégradables : La fibre de verre est remplacée par une fibre de lin entièrement biodégradable.

En images !

Descriptif
17 visuels (80 sur 190 centimètres)
et leurs auto-portants
2 bornes numériques

Mise en place
Espace de 100 m2

Montage
1 heure

Transport
11 sacs (90 centimètres de long)
2 bornes informatiques

Mise à disposition

  • 2 semaines : 400 €
  • 1 mois : 1 200 €

+ transport de l’exposition

+ montage et démontage : 150 € + frais de déplacement d’un collaborateur de la Maison de la Mer

  • 1 journée d’animation : 400 € par animateur + frais de déplacement

 

Valeur à assurer : 13 000 €

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